TheoFonsAux sources de la foi

Dilexit Nos

DN · François · 2024 · FR · 220 paragraphes · vatican.va ↗

Il vaut la peine de mentionner cette expression de l’expérience spirituelle qui s’est développée autour du Cœur du Christ : le désir intérieur de Le consoler. Je n’aborderai pas ici la pratique de la “réparation” que je considère mieux placée dans le contexte de la dimension sociale de cette dévotion et que je développerai dans le chapitre suivant. Pour l’instant, je voudrais seulement me concentrer sur ce désir qui apparaît souvent dans le cœur du croyant amoureux lorsqu’il contemple le mystère de la Passion du Christ et qu’il la vit comme un mystère, non pas seulement rappelé mais, par grâce rendu présent, ou mieux, nous rendant mystiquement présents à ce moment rédempteur. Comment ne pas vouloir consoler le Bien-aimé, s’Il est le plus important ?

Le Pape Pie XI a voulu justifier cela en nous invitant à reconnaître que le mystère de la Rédemption par la Passion du Christ transcende, par la grâce de Dieu, toutes les distances de temps et d’espace. S’Il s’est donné sur la croix pour les péchés à venir, les nôtres ; de la même manière nos actes offerts aujourd’hui pour sa consolation parviennent, par-delà le temps, jusqu’à son cœur blessé : « Si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l’âme du Christ devint triste jusqu’à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu’un ange venant du ciel ( Lc 22, 43) lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d’angoisse. Ainsi donc, ce cœur sacré incessamment blessé par les péchés d’hommes ingrats, nous pouvons maintenant, et même nous devons, le consoler d’une manière mystérieuse, mais réelle ». 156Lett. enc. Miserentissimus Redemptor (8 mai 1928) : AAS 20 (1928), p. 174.

Notes

  1. 156. Lett. enc. Miserentissimus Redemptor (8 mai 1928) : AAS 20 (1928), p. 174.