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Institutio generalis Missalis Romani

IGMR · Congrégation pour le culte divin · 2003 · FR · 399 paragraphes · vatican.va ↗

Le prêtre, par une prière à voix basse, se prépare à recevoir avec fruit le Corps et le Sang du Christ. Les fidèles font de même par une prière silencieuse. Puis le prêtre montre aux fidèles le pain eucharistique, au-dessus de la patène ou du calice, et les invite au banquet du Christ; en même temps que les fidèles, il fait un acte d´humilité, en reprenant les paroles évangéliques indiquées.

Il est très souhaitable que les fidèles, comme le prêtre est tenu de le faire lui-même, reçoivent le Corps du Seigneur avec des hosties consacrées au cours de cette même célébration et, dans les cas prévus (cf. n. 283), qu´ils participent au calice, afin que par ces signes mêmes, la communion apparaisse mieux comme la participation au sacrifice actuellement célébré73S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum mysterium, nn. 31, 32 : DC 1496 (1967), 1108-1109 ; S. Cong. pour la discipline des Sacrements, Instruction Immensae caritatis, du 29 janvier 1973, n. 2 : DC 1630 (1973), 359..

Pendant que le prêtre consomme le Sacrement, on commence le chant de communion pour exprimer par l´unité des voix l´union spirituelle entre les communiants, montrer la joie du cœur et mettre davantage en lumière le caractère « communautaire » de la procession qui conduit à la réception de l’Eucharistie. Le chant se prolonge pendant que les fidèles communient74Cf. S. Cong. pour les Sacrements et le Culte divin, Instruction Inaestimabile donum, du 3 avril 1980, n. 17 : DC 1789 (1980), 643.. Mais il s’arrêtera au moment opportun s’il y a une hymne après la communion. On veillera à ce que les choristes aussi puissent communier commodément.

Pour le chant de communion, on peut prendre soit l´antienne du Graduale romanum, avec ou sans psaume, soit l´antienne avec son psaume du Graduale simplex, ou un autre chant approprié approuvé par la Conférence des évêques. Le chant est exécuté soit par la chorale seule, soit par la chorale ou le chantre avec le peuple. S´il n´y a pas de chant, l´antienne proposée dans le Missel peut être dite soit par les fidèles, soit par quelques-uns d´entre eux, soit par un lecteur ou, à défaut, par le prêtre, après avoir lui-même communié et avant qu’il ne distribue la communion aux fidèles.

Lorsque la distribution de la communion est achevée, le prêtre et les fidèles, si cela est opportun, prient en silence pendant un certain temps. Si on le décide ainsi, toute l´assemblée pourra aussi exécuter une hymne, un psaume, ou un autre chant de louange.

Pour achever la prière du peuple de Dieu et conclure tout le rite de communion, le prêtre dit la prière après la communion, dans laquelle il demande les fruits du mystère célébré. A la messe, on dit une seule prière après la communion, qui se termine par la conclusion brève qui est : - si elle s’adresse au Père : Per Christum Dominum nostrum (Par Jésus, le Christ, notre Seigneur); - si elle s’adresse au Père, mais avec mention du Fils à la fin : Qui vivit et regnat in saecula saeculorum (Lui qui règne pour les siècles des siècles); - si elle s’adresse au Fils: Qui vivis et regnas in saecula saeculorum (Toi qui règnes pour les siècles des siècles). Le peuple fait sienne cette oraison par l´acclamation Amen.

Notes

  1. 73. S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum mysterium, nn. 31, 32 : DC 1496 (1967), 1108-1109 ;S. Cong. pour la discipline des Sacrements, Instruction Immensae caritatis, du 29 janvier 1973, n. 2 : DC 1630 (1973), 359.
  2. 74. Cf. S. Cong. pour les Sacrements et le Culte divin, Instruction Inaestimabile donum, du 3 avril 1980, n. 17 : DC 1789 (1980), 643.