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Amoris Laetitia

AL · François · 2016 · FR · 325 paragraphes · vatican.va ↗

La relation entre les frères s’approfondit avec le temps, et « le lien de fraternité qui se forme en famille entre les enfants, s’il a lieu dans un climat d’éducation à l’ouverture aux autres, est la grande école de liberté et de paix. En famille, entre frères, on apprend la cohabitation humaine […]. Peut-être n’en sommes-nous pas toujours conscients, mais c’est précisément la famille qui introduit la fraternité dans le monde ! A partir de cette première expérience de fraternité, nourrie par les liens d’affection et par l’éducation familiale, le style de la fraternité rayonne comme une promesse sur toute la société ».220Catéchèse (18 février 2015) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française, 19 février 2015, p. 2.

Grandir entre frères offre la belle expérience de nous protéger mutuellement, d’aider et d’être aidés. C’est pourquoi « la fraternité en famille resplendit de manière particulière quand nous voyons l’attention, la patience, l’affection dont sont entourés le petit frère ou la petite sœur plus faible, malade, ou porteur de handicap ».221Ibid. Il faut reconnaître qu’« avoir un frère, une sœur qui t’aime est une expérience forte, inégalable, irremplaçable »,222Ibid. mais il faut patiemment enseigner aux enfants à se traiter comme frères. Cet apprentissage, parfois pénible, est une véritable école de la société. Dans certains pays, il existe une forte tendance à avoir un seul enfant, ce qui fait que l’expérience d’avoir un frère commence à être peu commune. Dans les cas où on n’a pas pu avoir plus d’un enfant, il faudra trouver la manière d’éviter que l’enfant ne grandisse seul ou isolé.

Notes

  1. 220. Catéchèse (18 février 2015) : L’Osservatore Romano, éd. en langue française, 19 février 2015, p. 2.
  2. 221. Ibid.
  3. 222. Ibid.