La Bible abonde en familles, en générations, en histoires d’amour et en crises familiales, depuis la première page où entre en scène la famille d’Adam et d’Ève, avec leur cortège de violence mais aussi avec la force de la vie qui continue (cf. Gn 4), jusqu’à la dernière page où apparaissent les noces de l’Épouse et de l’Agneau (Ap 21, 2.9). Les deux maisons que Jésus décrit, construites sur le roc ou sur le sable (cf. Mt 7, 24-27), sont une expression symbolique de bien des situations familiales, créées par la liberté de leurs membres, car, comme l’écrivait le poète : « toute maison est un chandelier ».5Jorge Luis Borges, “Calle desconocida”, dans Fervor de Buenos Aires, Buenos Aires 2011, p. 23. Entrons à présent dans l’une de ces maisons, guidés par le psalmiste, à travers un chant qu’on proclame aujourd’hui encore aussi bien dans la liturgie nuptiale juive que dans la liturgie chrétienne : « Heureux tous ceux qui craignent le Seigneur et marchent dans ses voies ! Du labeur de tes mains tu te nourriras, heureux es-tu ! À toi le bonheur ! Ton épouse : une vigne fructueuse au cœur de ta maison. Tes fils : des plants d'olivier à l'entour de la table. Voilà de quels biens sera béni l'homme qui craint le Seigneur. Que le Seigneur te bénisse de Sion ! Puisses-tu voir Jérusalem dans le bonheur tous les jours de ta vie, et voir les fils de tes fils ! Paix sur Israël ! » (Ps 128, 1-6).
Amoris Laetitia
Notes
- 5. Jorge Luis Borges, “Calle desconocida”, dans Fervor de Buenos Aires, Buenos Aires 2011, p. 23.