Dans le monde actuel une culture de la puissance s’installe progressivement, où la disponibilité des moyens et la capacité de dominer tendent à dicter l’ordre du jour et les critères de décision, en reléguant le bien commun de l’humanité au second plan et en réduisant le drame concret des peuples en guerre à une variable secondaire face aux intérêts stratégiques. Cette culture de la puissance s’infiltre dans la société, modifie les relations et les comportements, se répand en normalisant la guerre, en recherchant une puissance militaire toujours plus grande, en profitant de la crise du multilatéralisme et en alimentant un faux réalisme qui répète qu’il n’existe pas d’alternatives.